Savourer autour de MONASTÈRE ROYAL DE BROU À BOURG-EN-BRESSE

2018-03-15T10:08:32+01:00

Monument emblématique de Bourg-en-Bresse, le monastère royal de Brou attire chaque année quelques 75 000 visiteurs par an. Rien d'étonnant à cela, le site est somptueux : église gothique ornée de détails flamboyants, toit polychrome remarquable, trois cloîtres aux styles variés, salles voûtées… Chef d'oeuvre gothique flamboyant du début du XVIe siècle, il est d'ailleurs classé monument national. Les origines du monastère Construit à l'emplacement d'une nécropole gallo-romaine au tout début du XVe siècle, le monastère de Brou est le fruit de la volonté de Marguerite d'Autriche (1480-1530) - fille de l'empereur Maximilien, petite-fille de Charles le téméraire et devenue dauphine de France, infante d'Espagne et duchesse de Savoie par ses mariages successifs. C'est justement à la mort de son jeune époux, le duc de Savoie, Philibert le Beau, qu'Anne d'Autriche décide de fonder le monument religieux destiné à accueillir trois tombeaux : celui du défunt, celui de la mère de Philibert de Beau et par la suite son propre tombeau. La construction s'échelonne de 1506 à 1532. Les cloîtres et les bâtiments monastiques, de style français ou bressan, sont d'abord construits jusqu'en 1513. Cette même année s'ensuit l'édification de l'église.  Alors régente des Pays-bas, Marguerite envoie les meilleurs artistes et maîtres d'oeuvres des Flandres, d'où l'inspiration flamande de l'architecture. Marguerite d'Autriche meurt malheureusement avant la fin des travaux. Les trois tombeaux resteront toutefois dans l'église du monastère, occupé par des moines de l'ordre de Saint Augustin jusqu'à la