Pour le meilleur ou pour le « Pib »

2019-02-20T16:27:28+01:00

L'ÉQUIPE DE RÉDACTION 5 février 2018 ÉCONOMIE CROISSANCE « Quels indicateurs pour inventer demain ?  » Dix ans après la crise financière, qui a démontré combien notre monde était déboussolé, Grenoble accueille sur cette question un «  Forum international pour le bien vivre  », du 6 au 8 juin 2018. L’initiative en revient à la ville, à la métropole et à l’université de la capitale iséroise, mais aussi à des associations (CCFD-Terre Solidaire, Forum pour d’autres indicateurs de richesse). Et elle tombe à point nommé, car l’obsession d’une majorité de nos «  experts  » et de nos politiques pour la croissance confine aujourd’hui à l’absurde. La critique de la croissance – celle du produit intérieur brut (PIB, aussi prononcé Pib), instruite par quelques voix prophétiques depuis les années 1970, fait quasiment consensus, depuis dix ans, jusqu’au sein des enceintes qui influent sur l’économie mondiale (Union européenne, Onu, Banque mondiale, OCDE…) : le PIB, qui ne dit rien des inégalités, du travail non rémunéré, des enjeux écologiques… s’avère un piètre guide pour gouverner. Et pourtant, on continue de ne jurer que par sa croissance pour nous assurer prospérité, emploi et cohésion sociale. Comme si, dans le cockpit, les pilotes avaient les yeux rivés sur la vitesse de l’appareil et ne se souciaient ni de la pression atmosphérique, ni du niveau de carburant, ni de la direction, sans parler des tensions entre passagers… Heureusement, le déni n’est pas généralisé. Des