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Le design culinaire comme potentiel de valorisation d’un territoire. Le design est-il mangeable ?

2018-03-21T14:04:30+01:00

How food design may improve territorial development . Is design edible? Résumés Cet article traite du design des produits alimentaires issus de l’artisanat comme potentiel de valorisation territoriale. Après avoir montré le rôle que peuvent jouer les produits alimentaires dans la valorisation d’un territoire, il présente une étude sur la perception par le grand public de deux produits artisanaux issus d’un projet territorial de design entre artisans et designers. L’étude montre que si le design culinaire est une opportunité économique, il doit s’inscrire dans une démarche globale liée au territoire sous peine d’être incompris par les consommateurs. Il constitue dès lors un facteur possible de développement territorial pour les artisans des métiers de bouche. L’article conclut sur les apports d’une telle démarche pour les fabricants, les designers et les marketeurs. Texte intégral PDF 426k 1  Le vocabulaire est avant tout visuel (« élégance », « ornement », « beauté des festins », « lustre (...) 2  Stéphane Bureaux, Marc Brétillot, Stéphanie Sagot, Emmanuelle Becquemin,  par exemple. 1Cet article est issu d’un travail, fruit d’une collaboration entre deux enseignants-chercheurs en marketing et d’un enseignant-chercheur en arts appliqués et designer culinaire, autour d’un projet de design culinaire de valorisation territoriale intitulé « Bouchées Doubles ». Ce programme né de la rencontre entre dix artisans des métiers de bouche et dix designers a donné lieu à une exposition de créations culinaires dans le Tarn-et-Garonne en 2006. Deux de ces créations ont fait l’objet d’une étude qualitative. L’objectif de

Le design culinaire comme potentiel de valorisation d’un territoire. Le design est-il mangeable ?2018-03-21T14:04:30+01:00

Pour le meilleur ou pour le « Pib »

2019-02-20T16:27:28+01:00

L'ÉQUIPE DE RÉDACTION 5 février 2018 ÉCONOMIE CROISSANCE « Quels indicateurs pour inventer demain ?  » Dix ans après la crise financière, qui a démontré combien notre monde était déboussolé, Grenoble accueille sur cette question un «  Forum international pour le bien vivre  », du 6 au 8 juin 2018. L’initiative en revient à la ville, à la métropole et à l’université de la capitale iséroise, mais aussi à des associations (CCFD-Terre Solidaire, Forum pour d’autres indicateurs de richesse). Et elle tombe à point nommé, car l’obsession d’une majorité de nos «  experts  » et de nos politiques pour la croissance confine aujourd’hui à l’absurde. La critique de la croissance – celle du produit intérieur brut (PIB, aussi prononcé Pib), instruite par quelques voix prophétiques depuis les années 1970, fait quasiment consensus, depuis dix ans, jusqu’au sein des enceintes qui influent sur l’économie mondiale (Union européenne, Onu, Banque mondiale, OCDE…) : le PIB, qui ne dit rien des inégalités, du travail non rémunéré, des enjeux écologiques… s’avère un piètre guide pour gouverner. Et pourtant, on continue de ne jurer que par sa croissance pour nous assurer prospérité, emploi et cohésion sociale. Comme si, dans le cockpit, les pilotes avaient les yeux rivés sur la vitesse de l’appareil et ne se souciaient ni de la pression atmosphérique, ni du niveau de carburant, ni de la direction, sans parler des tensions entre passagers… Heureusement, le déni n’est pas généralisé. Des

Pour le meilleur ou pour le « Pib »2019-02-20T16:27:28+01:00

Manger, un acte culturel

2018-03-21T10:48:11+01:00

Les cadres culturels de l’alimentation (les rites, les compétences) sont bouleversés, influencés par la logique industrielle. La nourriture peut être encore une affaire de convivialité, de goût. L’augmentation historique des prix agricoles et alimentaires de l’année 2008 est tout à fait sensible dans la vie quotidienne des ménages. Les plus pauvres sont bien sûr les plus touchés. En France, et dans le reste du monde, la conséquence logique sera la remontée des indices de mal- ou de sous-nutrition. Pourtant, quel que soit le scandale que représente le chiffre de 850 millions d’affamés, notre époque se caractérise par l’abondance alimentaire. Un chiffre résume cette situation : le nombre de personnes en surpoids dans le monde est désormais plus du double du nombre de personnes sous-alimentées (Obésité et surpoids) Ni notre espèce, ni nos cultures ne sont adaptées à cette abondance, qui dans l’histoire ne s’est rencontrée que sur des périodes courtes ou pour des populations très réduites. Pour qu’ils puissent survivre aux périodes de pénurie, l’évolution a sélectionné des individus capables de faire des réserves en dépensant les 4 000 calories par jour nécessaires au chasseur-cueilleur comme à l’agriculteur. Génétiquement, nous sommes les mêmes primates omnivores, attirés par les graisses et les sucres, mais nous ne dépensons plus que 2 000 calories par jour ! Les hommes modernes sont donc affrontés à un problème de régulation quantitative de leur alimentation. Parallèlement, ce qui était rare et cher est devenu abondant et

Manger, un acte culturel2018-03-21T10:48:11+01:00

Les multinationales dans le système alimentaire

2018-03-21T11:06:29+01:00

Intégration de la production agricole par de grandes firmes, concentration de l’industrie alimentaire, puissance accrue de la grande distribution… Un système agro-industriel s’étend sur toute la planète. Le système alimentaire, c’est-à-dire « la façon dont les hommes s’organisent pour produire, distribuer et consommer leur nourriture », selon la définition de Louis Malassis [Nourrir les hommes, Dominos-Flammarion, 1994. ], est né il y a 500 millénaires avec « l’invention » du feu qui a créé l’acte éminemment social de cuisiner des aliments. Il a ensuite franchi une étape radicale avec la production agricole, voilà dix mille ans, en divers points de la terre, en particulier entre Tigre et Euphrate. Après la révolution industrielle qui a touché le système alimentaire au xixe siècle, de nombreuses innovations technologiques ont entraîné une profonde mutation dans les décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale (informatique, biotechnologies, traitements thermiques des aliments, etc.), provoquant un développement de l’économie de marché et d’importants changements socioculturels (croissance démographique, urbanisation, travail féminin, journée continue). Tous ces facteurs conjugués ont abouti à la constitution de ce que nous appelons le modèle alimentaire agro-industriel tertiarisé (Mait). En effet, le prix moyen des aliments est constitué aujourd’hui de 20 % de matières premières agricoles, de 30 % de transformation industrielle et de 50 % de services et de marges dans les pays à haut revenu. UN MODÈLE DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION DE MASSE Le modèle Mait peut se caractériser par son intensification, sa spécialisation,

Les multinationales dans le système alimentaire2018-03-21T11:06:29+01:00
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